Archive de la catégorie «Récit du promeneur»

reflet en bulle

novembre 6, 2009

Dans le reflet d’un abat-jour, je me vois de façon réfléchie

par un matériel à surface presque miroir, de forme sphérique.

Je suis dans cette vision comme dans mon esprit solitaire,

malgré que j’y vois là comme dans ma vie réelle, ces gens passer

dans mon environnement, sans trop intervenir dans mes instants créatifs.

Ils y sont comme de courtes visions entre deux regards lancés à mon

écran d’ordinateur.

J’aime ces instants insolites.

Roues et pieds et pattes de loup

octobre 7, 2009

À pied, sur roues

ou à pattes de loup,

par ce beau lundi,

non je ne passerais pas par ici,

mais par ton cœur.

Sans mes pattes au clavier

et mes pieds pour marcher,

je me fais aller les idées

pour créer et aimer.

Sans doute aussi par des frustrés

je puis être détesté.

Mais je ne m’empêcherais pas de créer,

de photographier,

cette beauté parfois fragilisée

derrière ces mirettes

qui font une valse de paupières.

Endimanché dans un ballet de cils au vent,

à coups de paupières,

tu essais de me les dissimulés

La recherche sans chercher

septembre 21, 2009

Je passe dans ce passage sans secret qu’est ton regard, je descends dans ce cœur, par ces deux mirettes sublimes qui me regardent, je les regarde me regarder, sans regarder au-delà de ta simple présence.

Oui, tu me sembles affairée en pianotant son clavier, et pendant que ma jouissance visuelle augmente, une autre s’est jointe aussi involontairement à mon tableau de beautés intellectuelles, ce partage inconscient de votre part dans mon imaginaire inspirateur.

Toi, nouvelle jouvencelle, celle que je nommerais Miss2, tu me souris tout en écrivant sur ton portable, comme je le fais moi aussi, ainsi que Miss1. Tu viens et m’arraches mon portable, étant trop sûre que je parlais de toi ;-)

Moi, je poserais le geste le plus tendre qui soit, celui de prendre un de tes baisés, mais pas pour te violenter ou te rabaisser, oh non, surtout pas, mais au contraire pour saluer ta grande beauté ainsi que ta bonté et te rendre un tantinet heureuse, comme tu me rends heureux de te voir en ce moment devant moi.

À cet instant, tu ensoleilles mon présent, rendant de cette façon ce moment inoubliable, il restera graver en ma mémoire et je le partagerai ici par ces humbles mots qui sont encore là pour rendre hommage.

À l’assaut des boulevards

août 29, 2009

À l’assaut des boulevards

Un  petit bout, d’homme et de vie,

Un grand boulevard perdu,

Perdu dans ses courbes et ses pentes,

Au-delà des dénivellations asphaltées,

Comme les états d’âme surchauffés

Par des actions de d’autres humains

Qui influencent nos vies et nos budgets.

Il ne faut pas de regret,

Il faut se satisfaire et avancer,

Même si l’on se fait traiter d’opportuniste fini ou désaxé.

Quartier à la richesse surfaite,

Aux surenchères de la bouffe,

La mal-bouffe même est hors portée,

Signifiant alors déchéance monétaire et sociale.

Grand-père champion de football

juillet 23, 2009

Par ce beau mardi, dans un recoin d’un grand parc, un grand-père arriva à bicyclette avec ses deux jumeaux de petits-fils.  Il décida de prendre une pause vélo et de s’installer pour faire un peu de foot avec ces derniers.  Cet homme à la chevelure poivre et sel, avait un cœur jeune, car il courait aisément lui aussi sur la surface gazonnée, en frappant du pied à son tour, la sphère noire et blanche. La sueur perla tout de même après dix bonnes minutes intensives de course et de frappe du ballon.

En reprenant son souffle, on vit aisément le bonheur dans ses yeux pétillants et son sourire, était le complément d’un visage de grand-père comblé de regarder courir, s’amuser et crier de plaisir, le duo de petits-enfants.  L’un d’eux, que je nommerai «No1», cria :

- AIE ! Papy !  On «fait tu» un concours de tirs de barrage?  Comme ça, ce sera moins fatiguant pour toi, hein !  Tu pourras faire le «goaler» et te reposer en même temps.

- Mon petit farceur toi !  Je suis capable de courir encore et toi, tu n’es jamais fatigué ?

-Ben non papy on vient juste de commencer.

-On va faire le «goaler» chacun notre tour papy, comme ça, tout le monde va pouvoir essayer de compter des buts.  On aura 5 tirs par joueur.

-OK, de dire le grand père, qui s’installa comme gardien de but initial de cette série de confrontation inter-génération.

Le compte final ptf1 = 1 but, ptf2 = 2 et le grand gagnant, rieur, le grand père avec un 3.  On vit dans son regard, la fierté du jeune enfant d’hier.  Il s’assit par terre et prit de larges rasades dans sa bouteille d’eau tout en s’épongeant le front de sa serviette.

(Le Loup, en repos de ses deux tours complets du parc, se reposait à la demi ombre sous des arbres, assis à une table de pique-nique.  Il vit ce beau moment et le mit par écrit dans son carnet de notes afin de ne pas perdre de détails.)

-

N.B. Ptf = petit-fils 1 et 2

Sous la pluie de mai… mais même en juin ;-)

juin 7, 2009

Je suis mouillé du bout du museau, aux bouts des pattes

qui pataugent dans les flaques.

Je ne suis pas déçu

quand je déambule sur la rue,

que je m’amuse à me dissimuler.

Je ne suis pas entré au bar,

je suis plutôt parti de l’autre bord,

ni nu bas, ni chaussé.

Je me suis vite caché,

mais je me suis un peu égaré,

car tout ce pavé mouillé

aura enlevé

mes odeurs, points de repère recherchés.

D’un «Ti-Moron» à l’autre, je me suis retrouvé

après tant de pas qu’on pourrait croire perdus,

dans la salle des pas perdus,

à ma gare chérie,

assis en train de consommer,

de me réchauffer,

de cet élixir de vie,

mon thé,

oui, un bon vert tant aimé.

Dis manches sous la pluie

avril 9, 2009

Mes manches sont mouillées

C’est que malgré la pluie,  j’ai aimé marcher

En ce lieux, par ma tenue endimanchée

Je suis allé me restauré

Non! pas un grand restaurant

Simplement un ” boui-boui” non théatral de mon quartier

Ce qu’on y sert est  loin d’être de la  boustifaille

Mais que quelques 2 oeufs  et des pommes de terre en cubes rissolées

Beauté pétrifiée

mars 31, 2009

Le sol craque délicieusement, tel un craquelin salé sous ma dent qui, l’espace d’un instant, sous son enveloppe ferme, refuse de s’effriter, pour mieux fondre ensuite sous le palais en libérant ses arômes puissants et son goût salin. Immense est la beauté du moment croqué dont la saveur se délite lentement malgré toute mon avidité à l’aspirer tout entière ; je contemple l’éternité de l’instant, habitée par l’Amour de la vie et de la nature.

Debout dans le froid, les mains gantées, le nez rubicond, les larmes cristallisées, j’inspire profondément cet air vif et piquant pour imprégner de toute cette beauté et me rendre jusqu’à la limite de la déraison.

sacrifice sans artifice

mars 5, 2009

Il y’ a caché sur la planète sans artifice
Un être au maux qu’il l’empêche de se donner en sacrifice
Il s’est crée son monde de beauté au delà des océans
Avec qui il partage simplement
Il y a tant de dames qui en parcourant
Qui ont des besoins si simple à combler, et pourtant
Elles sont en recherches constamment
Elles ne veulent que des bisous tout doucement

le fils prodigue quitte le nid

février 23, 2009

Les derniers préparatifs se font la veille, son sac à dos remplis à pleine capacité, plusieurs sacs aussi remplis en hâte de tout ces effets personnel et quelques boites de cartons aussi remplis de souvenirs.

C’est la première fois, que son fils quittais pour voler de ses propres ailes, enfin mais en son coeur de mère, lui s’emballait un peu, heureuse certe de le voir autonome, mais soucieuse en mère poule, un peu couveuse elle se demandait en son coeur, si tout allait bien se passer. Elle l’espérait.

Un peu gêner, de tout ce spectacle des épanchements maternelles. Je les laissent se faire et dire un premier au revoir final