Le palais du LoupDeVille‏

 

Il y a quelque part en ville le palais du courant d’air.

Oui, c’est moi qui y habite, car il ne me coûte pas cher.

Il y a aussi des courants d’air d’émotion,
Partout, dans tous les recoins de ma maison.

Je suis le roitelet de la misère
Mais je suis aussi riche, parce que plus de dette ce soir.
Enfin «Calvaire»!
C’est la fin d’un de mes calvaires.

Je me paierais alors un buffet de riche «en canne»
Que j’aurais été chercher avec mon amie «THE CANE», ma canne.
Elle n’a pas de pommeau d’or,
Juste un bout de plastique pour que je me tienne droit, dehors.

Ma couronne est casquettée,
Fait de plastique et de tissus tachés
De ma sueur des restes d`automnes trop chauds
Ou des hivers pluvieux qui m’ont trempé jusqu’aux os.

Je monte au donjon.
Je sors sur le balcon.
J’ai jeté aux oubliettes,
J’ai lancé la serviette
Dans le fin fond de la cale,
Afin d’en sortir, de tous ces dédales,
Pour qu’enfin un soir,
Je cesse de broyer du noir.
Je te dis
Et je le cris,
BEN OUI C’EST À SOIR!
«AU YABLE»!  OUI, JE ME FAIS VOIR!

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