Un pique-nique de nuit
Les effluves viennent au museau d’un loup qui commence à être affamé. À la lueur d’un croissant de lune, en guise de dessert, mon cellulaire et mon carnet de notes me font une belle paire. Les fines herbes au menu, sentent plus et éveillent encore plus les papilles gustatives que les odeurs de l’herbe du gazon frais coupé qui s’envole dans le vent.
Un sous-marinier alimentaire, les contrôles bien en pattes, fera faire son voyage inaugural à ce submersible en fer alimentaire, en calcium, en zinc et en tous les minéraux essentiels. La dernière plongée vers mon œsophage d’affamé, l’a l’englouti presque sans mâcher, pour qu’il puisse faire son voyage stomacal. Ce grand voyage, en presque noirceur abyssale hors du commun, finira en terminal comme un haut fait d’arme raconté et rapporté dans les annales; par contre, il finira par ressortir de tout ce récit, une fin moins glorieuse, simplement anale.