À bord de mon vaisseau corps, je me fis une mise à l’eau dans la mer version Loupdeville de 2011, dans la zone centrale de l’île.
Des poissons et autres mammifères s’activaient en ce mercredi, au travers des mouvements circulatoires, sur la «main», de toutes les masses qui y naviguaient, flottaient et dérivaient, selon autant leur mental, qu’avec leurs physiques amochés, comme sains.
Le vent faisait claquer les longs cheveux bruns, comme roux, sans discrimination; toutes ces sirènes étaient sous l’influence de ce vent colérique. Un capitaine au long cours vociférait; la barbe bousculée vers le haut, cachait l’auteur et l’orifice qui crachait ses sons. Le summum culmina quand il fut décoiffé de son galure de couvre-chef qui alla se blottir sous les roues arrières d’un lourd chalutier sur roues de 53′, aux couleurs blanc et gris et tiré par une remorque verte et rouge. Ce ballet de vent annonçait l’orage ou l’averse imminente. Une plus petite commença le bal, un gamin se fit tirer le bras et la mère, pressée de se trouver un abri, marchait en tirant tellement que son enfant ne touchait presque pas par terre, se transformant en cerf-volant improvisé.
Les vagues de monde s’agglutinaient au feux de circulation et dès que le vert y était, la houle reprenait son allure régulière. Mon vaisseau tanguait et eut presque des roulis sous les forts vents printaniers en colère. Je me cherchais aussi un port de secours; le mini temporaire que j’ai trouvé se révéla insuffisant pour ma masse, mes bagages et mes emplettes de vivre et autres…
Ma casquette partit presque au vent; je me suis résolu à la ranger, au risque de me faire détremper les poils de tête et le museau au complet. Après avoir vite rangé, je repartis en quête de ports et d’abris et au PIRE, je me rendis au café PI pour m’essuyer le museau et la tête détrempés et faire sécher mon carnet pour y finir la transcription et ainsi pouvoir mettre son contenu, sur le papier informatique, immaculé au départ. Ce que je fis en ce dimanche avant de l’envoyer au correcteur.
