Noctambule festivité
J’observais le parc sous la pleine lune que je pouvais voir partiellement au travers du couvert feuillu, fort bienséant en plein soleil, mais qui là, m’empêchait de voir la scène totalement, me privant de voir se dérouler l’action, parfaitement. D’où j’étais juché sur ma terrasse, ma vision s’acclimatait aux ombres furtives. C’est de là, en me frottant les yeux, que j’ai vu se dessiner sous mon regard mi-intéressé, chaque acte de cette pièce onirique. Je me rendis compte malgré ma grande fatigue, que ma vue ne me trompait pas.
J’étais un spectateur arrivé en retard, mais qui voyait l’action se poursuivre encore un bon moment. J’ai vue une scène torride se dérouler là, sous une haie un peu en retrait des boulevards et des rues avoisinantes, partiellement camouflée dans le fond du parc, le long d’un haut mur de briques, sans fenêtre, ni balcon. C’était sans doute pour cela que les amants avaient choisi de s’épancher dans ce recoin discret, pensaient-ils.
Même en étant à une centaine de mètres de « la scène », je pouvais presque entendre le son des souffles un peu courts des partenaires de ces ébats torrides. Je cru entendre des petits cris étouffés qui maintenant allaient en crescendo; la personne émettrice ne savait plus se contenir, sa jouissance arrivant sans doute à son paroxysme.