Noctambule festivité

novembre 22, 2009 par LoupDeVille

Noctambule festivité

J’observais le parc sous la pleine lune que je pouvais voir partiellement au travers du couvert feuillu, fort bienséant en plein soleil, mais qui là, m’empêchait de voir la scène totalement, me privant de voir se dérouler l’action, parfaitement.  D’où j’étais juché sur ma terrasse, ma vision s’acclimatait aux ombres furtives.  C’est de là, en me frottant les yeux, que j’ai vu se dessiner sous mon regard mi-intéressé, chaque acte de cette pièce onirique.  Je me rendis compte malgré ma grande fatigue, que ma vue ne me trompait pas.

J’étais un spectateur arrivé en retard, mais qui voyait l’action se poursuivre encore un bon moment.  J’ai vue une scène torride se dérouler là, sous une haie un peu en retrait des boulevards et des rues avoisinantes, partiellement camouflée dans le fond du parc, le long d’un haut mur de briques, sans fenêtre, ni balcon.  C’était sans doute pour cela que les amants avaient choisi de s’épancher dans ce recoin discret, pensaient-ils.

Même en étant à une centaine de mètres de « la scène », je pouvais presque entendre le son des souffles un peu courts des partenaires de ces ébats torrides.  Je cru entendre des petits cris étouffés qui maintenant allaient en crescendo;  la personne émettrice ne savait plus se contenir, sa jouissance arrivant sans doute à son paroxysme.

reflet en bulle

novembre 6, 2009 par LoupDeVille

Dans le reflet d’un abat-jour, je me vois de façon réfléchie

par un matériel à surface presque miroir, de forme sphérique.

Je suis dans cette vision comme dans mon esprit solitaire,

malgré que j’y vois là comme dans ma vie réelle, ces gens passer

dans mon environnement, sans trop intervenir dans mes instants créatifs.

Ils y sont comme de courtes visions entre deux regards lancés à mon

écran d’ordinateur.

J’aime ces instants insolites.

Séléna mon amour céleste

octobre 21, 2009 par LoupDeVille

Séléna  toi ma dame de lune

J’aime te voir au travers les brumes

Quand dans cette nuit tu allumes

ma ferveur se consummes

Oui admirateur de lune

Je hurlerais comme de coutume

Tout les bienfaits de partager ces moments nocturnes

En mots et en nuit

Sans ennuis

Car tu es cette compagnie

Que je te quitte des les lueurs de l’aube

Je sais il faut que tu te sauves

Mais dans mon coeur durant le jour, même en  ces temps

Tu es présente en tout instant

Roues et pieds et pattes de loup

octobre 7, 2009 par LoupDeVille

À pied, sur roues

ou à pattes de loup,

par ce beau lundi,

non je ne passerais pas par ici,

mais par ton cœur.

Sans mes pattes au clavier

et mes pieds pour marcher,

je me fais aller les idées

pour créer et aimer.

Sans doute aussi par des frustrés

je puis être détesté.

Mais je ne m’empêcherais pas de créer,

de photographier,

cette beauté parfois fragilisée

derrière ces mirettes

qui font une valse de paupières.

Endimanché dans un ballet de cils au vent,

à coups de paupières,

tu essais de me les dissimulés

La recherche sans chercher

septembre 21, 2009 par LoupDeVille

Je passe dans ce passage sans secret qu’est ton regard, je descends dans ce cœur, par ces deux mirettes sublimes qui me regardent, je les regarde me regarder, sans regarder au-delà de ta simple présence.

Oui, tu me sembles affairée en pianotant son clavier, et pendant que ma jouissance visuelle augmente, une autre s’est jointe aussi involontairement à mon tableau de beautés intellectuelles, ce partage inconscient de votre part dans mon imaginaire inspirateur.

Toi, nouvelle jouvencelle, celle que je nommerais Miss2, tu me souris tout en écrivant sur ton portable, comme je le fais moi aussi, ainsi que Miss1. Tu viens et m’arraches mon portable, étant trop sûre que je parlais de toi ;-)

Moi, je poserais le geste le plus tendre qui soit, celui de prendre un de tes baisés, mais pas pour te violenter ou te rabaisser, oh non, surtout pas, mais au contraire pour saluer ta grande beauté ainsi que ta bonté et te rendre un tantinet heureuse, comme tu me rends heureux de te voir en ce moment devant moi.

À cet instant, tu ensoleilles mon présent, rendant de cette façon ce moment inoubliable, il restera graver en ma mémoire et je le partagerai ici par ces humbles mots qui sont encore là pour rendre hommage.

Danse… Dense

septembre 10, 2009 par LoupDeVille

Il se prépara pour un moment dense

Il ne savait pas les pas de cette danse

Il lui poussa alors cette romance

Dans ce moment, ou je suis en transe

À l’assaut des boulevards

août 29, 2009 par LoupDeVille

À l’assaut des boulevards

Un  petit bout, d’homme et de vie,

Un grand boulevard perdu,

Perdu dans ses courbes et ses pentes,

Au-delà des dénivellations asphaltées,

Comme les états d’âme surchauffés

Par des actions de d’autres humains

Qui influencent nos vies et nos budgets.

Il ne faut pas de regret,

Il faut se satisfaire et avancer,

Même si l’on se fait traiter d’opportuniste fini ou désaxé.

Quartier à la richesse surfaite,

Aux surenchères de la bouffe,

La mal-bouffe même est hors portée,

Signifiant alors déchéance monétaire et sociale.

Nos étés d’enfance

août 8, 2009 par LoupDeVille

Le soleil darde de ses rayons matinaux dans la petite cuisine d’où les effluves d’un repas qui mijote s’échappent. Dans cette maison de campagne, la mère, Madeleine, a déjà commencé sa journée en préparant le petit déjeuner de sa marmaille et de son mari Raymond. Un à un, les garçons, Roger, Robert et Denis, riant et parlant fort, vinrent s’attabler avec les autres membres de la famille pour engloutir le bon repas avant de vaquer, pour les plus grands, à leurs occupations plus sérieuses et pour les plus jeunes, aux jeux dont ils avaient planifiés les moindres détails la veille, pour les vacances qu’on venait à peine d’entamer en cette fin de juin.

Le père embrasse sa femme qui lui souhaite une bonne journée, et lui, amoureusement, il lui retourne son souhait et part au travail pendant que Madeleine heureuse, le visage épanoui par cette tendresse, commence les besognes quotidiennes de la vaisselle tout en pensant au festif repas qu’elle leur préparera.

La construction de la cabane dans l’arbre avançait bien. Le plancher du château-fort était solide car les planches étaient assemblées une à une au moyen de clous et de cordes et dans leur plan, ils assemblent les deux façons d’accéder à la fortification, dont une secrète. Au pied de la forteresse, les fiers destriers à pédalier, décorés de toutes couleurs, attendent les soldats afin de partir en bataille ou à la chasse.

Ils en reviendront avec victuailles, liqueurs douces, croustilles et cigarettes de bonbon pour célébrer la victoire et accumuler leurs trésors: les cartes de hockey avec la photo de leurs joueurs des Canadiens de Montréal préférés, comme Jacques Lemaire et Yvan Cournoyer. Madeleine, a invité deux de ses amies, Louise et Danielle ainsi que leurs filles Nicole et Pierrette, à venir prendre le thé avec elle cet après-midi, tandis que les grandes adolescentes se rassembleront dans la chambre de Catherine pour écouter des 45 tours sur le tourne-disque que celle-ci a reçu pour ses excellents résultats scolaires.

Madeleine et sa fille Catherine doivent donc préparer un gâteau et des biscuits pour le goûté de leurs invitées. Elles préparent un gâteau renversé à l’ananas et des biscuits au beurre d’arachide.

Madeleine a aussi commencé à préparer un bœuf aux légumes pour le souper, tandis que Catherine elle, est de corvée pour peler les légumes. Au dîner, Madeleine servira à sa marmaille des hamburgers, un repas rapide. Ils pourront manger à l’extérieur, une activité estivale à laquelle ils ne se font pas prier pour participer dans leur château-fort en construction.

En plus, ils en seront ravis, car il est difficile de les garder longtemps assis pour manger dans la cuisine, quand ils ne pensent qu’à leurs jeux. Alors ils se dépêcheront un peu moins pour engloutir ce repas et retourner à leur occupation enfantine qu’est la défense de leur royaume en construction. Les deux ainés repoussèrent leur petit frère sous prétexte qu’il était plus une nuisance qu’un actif dans leur projet de jeux et d’activités.

Ils le retournaient constamment vers leur mère ou leur sœur mais sans succès, Pierrot au bout de quelques minutes revenait à la charge vers ses frères. Louise, Danielle et Madeleine sont attablées devant leur part de gâteau et un thé fumant et odorant, tout en discutant à brûle pourpoint, du dernier livre qu’elles ont lu, le roman d’Yves Beauchemin, l’Enfirouapé, le succès de cette année 1974, ainsi que des derniers achats de vêtements d’été pour les enfants et des articles pour la maison en réclame au centre commercial de la ville.

Elles parlent aussi beaucoup de leurs conjoints, qui font des rénovations dans leurs maisons respectives. Louise à un ré-aménagement de sa cuisine, tandis que Raymond réalise enfin sa promesse faite à Madeleine et crée la nouvelle salle de lavage. Les conjoints travaillent ensemble pour la même compagnie qui a le contrat du prochain aréna du village et qui sera prêt pour l’automne. C’est ce qu’espèrent les garçons, petits et grands, qui se prennent pour le temps d’un match, pour un de leurs héros sur patins. À la radio, joue la chanson numéro un du palmarès de 1973, « La maladie d’amour » par Michel Sardou, Madeleine se met à la fredonner et ses amies continuent avec elle. La chanson qui suit est « Le temps de vivre » de Georges Moustaki, Madeleine dit qu’elle adore cette chanson et elle verse une larme.

Pendant ce temps, Catherine, Pierrette et Nicole se dévoilent leurs secrets. Catherine dit qu’elle veut devenir chanteuse et comédienne, mais ses parents s’y opposent. Pierrette dit qu’elle veut être modiste et que son père n’est pas d’accord non plus. Nicole, qui veut être coiffeuse, mentionne que son père lui a dit qu’elle ne pourrait pas bien gagner sa vie avec ce métier, mais que sa mère l’encourage en secret.

– Ah ! Les pères « des fois », s’écrit Pierrette. – Ouin ! T’as raison, d’approuver en chœur Catherine et Nicole, qui renchérit presque aussitôt: – Comme si on était juste bonne à faire des bébés sapristi ! – En tout cas les parents diront ce qu’ils voudront, moi à mes 18 ans, je déménage en ville et je prendrai les cours dont j’ai besoin pour réaliser mon rêve dit Catherine et vous, viendrez-vous avec moi ? Nicole et Pierrette sont d’accord.

Toutes les trois font à présent des projets pour les rapprocher de leurs buts. Elles vont commencer à ramasser ce qu’elles auront besoin dans leur futur appartement en ville. Catherine se charge de la lingerie commune. Pierrette et Nicole se chargeront ensemble de la batterie de cuisine et de la vaisselle qu’il leur faudra acheter. Catherine est allée chercher le catalogue de Sears de sa mère, afin de faire un petit budget pour leurs futures dépenses.

Pierrot, le petit dernier de 5 ans à peine, dont un peu de roux venait enflammé la chevelure sous les rayons de soleil et dont quelques taches de rousseur ornaient les pommettes, perturbait à qui mieux mieux l’audition de la musique avec ses coups répétés à la porte de la chambre de sa grande sœur, n’appréciant pas sa mise à l’écart.

Il criait et pleurnichait en reprenant ses martelages sur la porte. – M’a le dire à « mouman », pas fine…. pas laisser « moué » rentrer bonnnnnnnnnnnn, de dire ce dernier entre ses crises de larmes et de colère à peine feintes. – Pas question ! Va jouer dehors, il fait trop beau pour que tu restes en dedans, de crier Catherine à travers le battant de la porte. – Nonnnnnnnnnnnnnnn, onnnnnnnnnnnn, onnnnnnnnnnnnnnnn, de crier l’enfant, chez qui les pleurs et les cris s’entremêlent et ne laissent place qu’à de la rage naissante causée par ses frustrations accumulées, et qui se mêlent aux autres bruits de coups de pied et de poing, dans un tintamarre.

Catherine ouvre à peine la porte que le petit s’élance vers l’intérieur, victorieux pensa-t-il ? – Non ! Non ! Pas question, de protester Catherine, suite à cette tentative du jeune envahisseur de territoire sacrée de filles adolescentes, et que suivaient presque d’une même voix ses deux amies, * AH NONNNNNNNNNNNNNN pas luiiiiiiiiiiiiiii!

Mais, il est vite rattrapé sous l’aisselle et traîné dans le corridor, puis jusqu’à la mère, qui en entendant ce chahut venant au devant, s’écria en voyant la presque bourreau traîner sa victime : – Bon, bon c’est quoi qui se passe encore là, mes aïeux ! arrête de crier de même, là ! Cathou, ma chouette, lâche-le ! À peine laissé, qu’il fonce de nouveau vers la porte de la chambre dont il convoite tant de voir ce qui se passe à l’intérieur, mais il est arrêté d’une façon sèche dans sa progression digne d’un conquérant vers des territoires inhospitaliers, par les deux comparses de sa grande sœur qui lui envoient systématiquement un puissant : * Ah non, par exemple, pas question !!!

Ce qui réanima en lui, son ultime défense : les cris du désespoir pour gagner sa cause auprès de l’alliée puissante qu’il voit en sa maman. Sur ce, Madeleine sort sur le perron et crie à ses garçons plus âgés qu’ils doivent absolument accepter leur petit frère dans leur rang sous peine d’être punis, ils devront rentrer à l’intérieur en guise de punition.

Pierrot heureux, court rejoindre ses frères à leur cabane dans l’arbre, sans se douter du plan machiavélique forgé par ces derniers afin d’avoir la tranquillité dans la poursuite de leur jeu, sans avoir l’épée de Damoclès de la punition que leur imposera leur mère, s’ils maintiennent à l’écart, le petit dernier.

C’est ainsi que Pierrot fut le premier prisonnier de guerre. Il fut attaché et pour l’empêcher de crier, on lui promit quelques morceaux de chocolat et de tire dont les premiers morceaux remplirent de joie le visage du petit condamné, qui trouva très doux sa mise au cachot et que la nourriture des prisonniers fut si douce et agréable.

La journée fila à un bon rythme, si bien qu’il fut difficile de faire rentrer la milice de l’arbre, même pour un court repas.  Ce fut pour la mère un défi, même si elle parue un peu la rabat-joie qui dû crier et se reprendre à plusieurs reprises ,par la fenêtre d’abord, puis en trépignant d’impatience sur le balcon, afin de faire finalement cesser les hostilités et causer par défaut une trêve dans le jeu guerrier des enfants, qui avaient alors en tête, un plan de bataille à venir et ils verraient à reprendre les hostilités du jeu là où de la veille, ils les avaient laissées à contrecœur.

Nuit de glace…ou tout gèle sur place

août 2, 2009 par LoupDeVille

Dans cette nuit de glace
Aux mots je cède la place
Non!les maux ne me prendront
Pas à pas et encore moins de grâce
Mais ils bruleront en enfer de glas!
Que sonneront les clocher des cieux
Et les cloches de coeur précieux

Grand-père champion de football

juillet 23, 2009 par LoupDeVille

Par ce beau mardi, dans un recoin d’un grand parc, un grand-père arriva à bicyclette avec ses deux jumeaux de petits-fils.  Il décida de prendre une pause vélo et de s’installer pour faire un peu de foot avec ces derniers.  Cet homme à la chevelure poivre et sel, avait un cœur jeune, car il courait aisément lui aussi sur la surface gazonnée, en frappant du pied à son tour, la sphère noire et blanche. La sueur perla tout de même après dix bonnes minutes intensives de course et de frappe du ballon.

En reprenant son souffle, on vit aisément le bonheur dans ses yeux pétillants et son sourire, était le complément d’un visage de grand-père comblé de regarder courir, s’amuser et crier de plaisir, le duo de petits-enfants.  L’un d’eux, que je nommerai «No1», cria :

- AIE ! Papy !  On «fait tu» un concours de tirs de barrage?  Comme ça, ce sera moins fatiguant pour toi, hein !  Tu pourras faire le «goaler» et te reposer en même temps.

- Mon petit farceur toi !  Je suis capable de courir encore et toi, tu n’es jamais fatigué ?

-Ben non papy on vient juste de commencer.

-On va faire le «goaler» chacun notre tour papy, comme ça, tout le monde va pouvoir essayer de compter des buts.  On aura 5 tirs par joueur.

-OK, de dire le grand père, qui s’installa comme gardien de but initial de cette série de confrontation inter-génération.

Le compte final ptf1 = 1 but, ptf2 = 2 et le grand gagnant, rieur, le grand père avec un 3.  On vit dans son regard, la fierté du jeune enfant d’hier.  Il s’assit par terre et prit de larges rasades dans sa bouteille d’eau tout en s’épongeant le front de sa serviette.

(Le Loup, en repos de ses deux tours complets du parc, se reposait à la demi ombre sous des arbres, assis à une table de pique-nique.  Il vit ce beau moment et le mit par écrit dans son carnet de notes afin de ne pas perdre de détails.)

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N.B. Ptf = petit-fils 1 et 2